École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), Sans lieu, 1940
Si les militaires avaient bien compris leur affaire, ils auraient construit un baraquement en même temps qu'un canon, ayant reconnu qu'un canon détruisait devant lui, et par riposte, faisait détruire derrière lui; qu'en conséquence, la guerre moderne représentait des mouvements de population, des replis caractéristiques et inévitables.

Le baraquement compensant ainsi le canon, eût été affecté au logis, aux écoles, aux salles de réunion, etc., et par conséquent, il eût été possible à des constructeurs racés d'établir des types de baraquements standards aussi sérieux que les canons et destinés à des affectations diverses et parfaitement efficaces. Une esthétique certaine eût pu être dégagée, et au lieu du désordre généralisé, une certaine harmonie eût régné, élégante, nette, économique.

C'est en collaboration avec le constructeur nancéen Jean Prouvé, que ces études d'écoles volantes ont été faites. On remarquera une fois encore, que les recherches des vingt années antérieures ont été appliquées: celles qui font état de nouvelles hauteurs de coupes: 2,20 m et 4,50 m environ.

Extrait de Le Corbusier, Oeuvre complète, volume 4, 1938-1946
fleche_left
fleche_right
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
1/6
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
© FLC/ADAGP
2/6
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
© FLC/ADAGP
3/6
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
© FLC/ADAGP
4/6
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
© FLC/ADAGP
5/6
École volante (en collaboration avec Jean Prouvé), sans lieu
© FLC/ADAGP
6/6